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27 févr. 2012

Numéro 6 - Les joies de l’hiver !


Quand je pense à l’hiver, je pense aux beaux paysages tout blancs, aux enfants qui font des bonhommes de neige, au patin à glace au lac des Castors sur le Mont-Royal…que c’est beau! Mais quand je pointe mon nez dehors, je me souviens pourquoi je n’apprécie cette saison qu’à travers ma fenêtre! Il fait froid, ça prend un temps fou pour habiller les enfants et quand on a enfin terminé, ils ont l’envie soudaine d’aller à la toilette! On doit pelleter l’entrée, la voiture ne veut pas démarrer, il y a de la glace partout qui nous transforme en champions de patinage artistique et puis il y a les nez qu’il faut sans cesse moucher. J’haïs l’hiver!

Pourtant, je suis une Québécoise, je devrais apprécier cette magnifique saison qui est louangée tant dans notre histoire de défricheurs des bois que dans nos chansons traditionnelles. Et bien non! Je ne peux pas supporter que mes orteils, mon nez et mes doigts gèlent. Ça m’énerve d’être obligée de mettre mon manteau et mes bottes pour aller au dépanneur ou bien pour aller chercher mon courrier. Je déteste marcher dans des tonnes de bancs de neige laissés un peu partout. Ah! les joies de l’hiver, n’est-ce-pas un temps magique et féérique? Mon aversion pour cette saison me fait penser à la chanson de Dominique Michel *« J’haïs l’hiver », dont voici un extrait qui résume parfaitement ce que je pense : « J’haïs l’hiver, maudit hiver, les dents serrées, les mains gercées, les batteries à terre, j’haïs l’hiver, maudit hiver, chez nous c’est comme le hockey, y’a des finales jusqu’au mois d’mai ». Voilà, ça résume ce que je ressens. 

Quand la neige arrive et est là pour rester, mes enfants savent très bien que maman hiberne jusqu’à l’été! Oui, j’avoue, je ne veux rien savoir de cette supposée merveilleuse poudre blanche qui descend du ciel et qui vient réjouir les enfants! À la place, je vais préparer du chocolat chaud, faire les collations, bien habiller mes enfants  et m’assurer qu’ils sont au chaud mais à part ça, je reste dans ma tanière! Je passe la relève à mon conjoint. Il n’a pas le choix, c’est lui qui sort! Il va faire les bonhommes de neige, les forteresses de glace, le hockey dans les patinoires extérieures, les promenades le soir pour voir les étoiles et la fameuse « pente de la mort ». Ah la pente de la mort! Cette pente a été nommée ainsi car elle est très haute et permet de glisser très vite! Mais n’ayez crainte, personne n’y est mort! Ce n’est qu’un nom que mes garçons lui ont donné pour faire « peur »! Elle n’est pas dangereuse mais pour des enfants, elle est gigantesque! C’est un endroit que mon conjoint a trouvé par hasard qui se situe entre le stade Saputo et le cinéma Star Cité. Ce n’est pas vraiment une pente pour la glissade mais plusieurs personnes y vont pour glisser et faire de la planche à neige. Des heures de plaisir pour les enfants…pour papa aussi! 

Tant qu’à moi, il ne devrait y avoir de la neige que pour Noël et le Jour de l’An, c’est tout! Peut-être aussi pendant le congé du temps des fêtes car il faut bien que les enfants s’amusent un peu!

Je l’admets, je suis peut-être un peu rabat-joie mais je ne peux juste pas m’en empêcher! À chaque année je me dis que je devrais faire un effort, essayer d’apprécier cette saison qui tant d’autres semblent aimer mais je n’y arrive pas. Promis, cette année sur ma liste de résolutions il va y avoir inscrit : « Essayer d’apprécier les joies de l’hiver »…j’ai bien dit essayer!

Bon hiver tout le monde…bonne neige aussi!

Cathie Desrosiers

*Album Hiver maudit (j’haïs l’hiver) 1979-Énergie 45 tours, interprète Dominique Michel

28 nov. 2011

Numéro 5 - Père Noël et grands-parents, quelle organisation!

L’automne à peine installé et déjà les guirlandes ondoient à l’horizon de Noël. Magie et poésie de ce moment-clé de l’année laissent parfois la place à une organisation quasi-militaire de ce qui devient un moment stratégique.

Où passer Noël?

Chez soi sous le sapin avec parents et enfants? Y adjoindre les grands-parents paternels et/ou maternels, sans parler de MaTante que les uns ou les autres se refilent selon un tirage au sort annuel? Se déplacer chez???
Passons sur les bagages démesurés à préparer… Et si la météo nous faisait un caprice ou nous donnait ce Noël Blanc dont tout le monde rêve?
Nous voilà aussi contraint de trouver des explications car les enfants vont se demander comment le Père Noël saura qu’ils ne sont pas chez eux. Comment va-t-il les trouver dans une maison qu’Il n’a plus l’habitude de fréquenter?

Ces diverses tractations peuvent facilement plomber l’ambiance, à moins
que l’on ait décidé d’adopter un roulement interfamilial immuable : Noël chez l’un, Nouvel An chez l’autre, Pâques chez le troisième et on tourne! Pourvu qu’aucune grippe A, B ou C ne pointe son nez! Croisons les doigts pour que Dame Holle (cf. les Frères Grimm) soit clémente et mesurée, que les compagnies aériennes, féroviaires et pétrolières jouent le jeu. Ceci est bien sûr un tableau quelque peu pessimiste (et peut-être un peu de mauvaise foi) que l’on peut sans doute éviter avec beaucoup d’amour et d’humour. Et Noël n’est-elle pas justement la fête de l’amour? Alors Joyeux Noël et à l’an prochain!


Sylvie Butscher

Numéro 5 - Un Noël dans le Sud

Noël, « Navidad » en espagnol, est la fête religieuse la plus importante en Amérique Latine.
Plusieurs traditions catholiques et sociales sont respectées. La famille, qui est le centre de la culture hispanique, fête la vie et l’amour.
Traditionnellement, le soir du 24 décembre, les familles se réunissent chez les grands-parents où les femmes préparent le souper de noël. La dinde, le chocolat chaud et le « paneton » (sorte de grosse brioche avec des fruits confits) sont les incontournables de la table familiale.
Dehors, les petits accompagnés de leurs pères et grands-pères, jouent en allumant des feux de Bengale qui rendent la nuit encore plus magique. On attend minuit avec impatience. Souvent, la station de radio qui diffuse des chants de Noël annonce que minuit approche. Le compte à rebours commence : dix! neuf! huit! … deux! un! et la famille laisse exploser ses émotions. La joie devient allégresse. C’est comme si tout les « je t’aime» négligés de l’année étaient soudain présents. Tout le monde s’embrasse… « Joyeux Noël! Joyeux Noël!» des câlins et des bisous remplissent la maison. « C’est Noël! » crient les enfants, « c’est Noël!». On sent l’amour dans l’air. Et l’amour est dans le foyer.
Dehors, comme si tous les voisins du quartier s’étaient mis d’accord, des feux d’artifices éclatent à l’unisson. Entre temps, la grand-mère dépose soigneusement le petit Jésus au centre de la crèche de Noël préparée en famille quelques semaines à l’avance. Des prières qui enveloppent de bonnes intentions et de bons souhaits suivent les salutations. On n’oublie jamais que la naissance de Jésus représente le centre de la fête.
Quelle allégresse! Quelle émotion! Et que la musique commence! On danse! C’est Noël! Et c’est encore un bon prétexte pour fêter! C’est l’heure de dîner, et la famille autour de la table, grand-père en tête, partage des moments inoubliables.

Ensuite, et comme on dirait en espagnol « barriga llena, corazón contento » (quand le ventre est plein, le coeur est content), c’est le tour des petits qui attendent impatients ce moment-là pour aller chercher leurs cadeaux sous le grand arbre de Noël.
En espagnol, Noël se dit Navidad, qui signifie naissance de la vie pour toi
En cette occasion spéciale ils s’endormiront bien tard en serrant dans leurs bras leurs petits trésors et en pensant que dans le sud, la nuit de Noël c’est la
famille, l’allégresse, la cuisine maison, les enfants et surtout, c’est Jésus.

Feliz Navidad! Joyeux Noël!

Yesica Durand

  • Le saviez-vous?
En français, Noël vient du latin natalis signifiant “relatif à la naissance” – plus précisément natalis dies, jour de naissance – qui donna par la suite nael en ancien français (le t du latin devenant d avant de disparaître complètement).
Nael est ensuite devenu Noel en raison de la dissimulation des deux a de natalis, le tréma apparaissant, lui au XVIIIème siècle pour des raisons de prononciation.

  • Pas que Noël
La fête d’Hanoukka est célébrée du 20 au 28 décembre 2011 par les personnes de confession juive.
Les personnes d’origine africaine et antillaise célèbrent Kwanzaa, une fête à caractère social et spirituel, le 26 décembre.
Au Japon, la fête de Noël n’a pas la dimension religieuse qu’elle a (ou avait?) en Occident. La jeune génération se l’est plus ou moins appropriée et en a
fait une sorte de « fête des amoureux ou des amis ». Nouvel An revêt par contre une importance plus grande. On le passe en famille en allant prier au
temple à minuit.

Numéro 5 - Ma première expérience théâtrale

Juliette vient d’avoir 3 ans. Pour sa fête, une de ses amies lui a offert une place, à sa maman aussi, pour aller voir une pièce de théâtre. “C’est quoi le théâtre, maman?” demande Juliette. “Euh… c’est un endroit où on assiste à un spectacle, des gens y jouent des rôles et on peut rire, pleurer, s’amuser.”

Aujourd’hui, nous sommes donc allées voir ce fameux spectacle dont on a tant parlé, ces gens qui jouent à faire semblant ou à se transformer en d’autres personnes. La pièce s’appelle Les petits orteils : c’est l’histoire de Mathilde, une petite fille qui est sur le point de devenir grande soeur. Tiens, tiens, Juliette vient tout juste d’avoir un petit frère, ça pourrait la toucher plus particulièrement…et l’aider à comprendre certaines choses.
À l’entrée du théâtre, il faut donner son billet, puis il faut attendre, attendre, attendre qu’il soit l’heure. Heureusement, tout est prévu, il y a une sorte de
salle d’attente pleine de livres, ça occupe et c’est bien mieux que chez le dentiste!

Ça y est, c’est l’heure, les portes de la salle s’ouvrent. “Ouaaah, c’est ça une salle de pestacle?”. Celle-ci est particulière, on s’assoit à terre, sur des coussins, c’est très convivial. Chut, ça commence, il y a 3 acteurs qui parlent, chantent, courent, rient… On reconnaît quelques chansons qu’on chante à la maison même si les paroles ne sont pas tout à fait les mêmes, on écoute la belle musique qui transmet les émotions et permet de comprendre beaucoup de choses sans même avoir besoin de parler. On apprend à connaître Mathilde qui découvre avec l’aide de son grand-papa qu’à un moment, chacun de nous a été un bébé, avant de grandir et de devenir la personne qu’il ou elle est maintenant. Avec Mathilde, on ressent de la joie, de la jalousie, de l’incompréhension. On passe par toutes ces émotions et on ne voit pas le temps passer.

Le spectacle est terminé, 45 minutes ont passé mais on ne les a pas vues. Juliette a le regard qui pétille, un sourire d’admiration sur les lèvres lorsqu’elle s’approche de Mathilde après le spectacle. Elle n’ose pas lui parler, trop impressionnée. Mais lorsqu’elle a applaudi à la fin et lorsqu’elle quitte la salle,
le mélange de concentration et de joie que son visage exprime montre bien que cette première expérience théâtrale fut un succès et que ce ne sera certainement pas la dernière fois!

Céline Richert

Les petits orteils, à la Maison Théâtre

8 sept. 2011

Numéro 4 - Stimulation du langage

Raconte-moi une histoire...

On ne soulignera jamais assez l’importance de la lecture, la place de l’imaginaire et de l’image dans le développement d’un enfant. La première personne en mesure de lui faire découvrir les livres, le plaisir et l’étendue de l’univers qui vont avec, c’est vous, nous, parents. Il n’est jamais trop tard pour commencer à raconter des histoires à nos bouts de chou avant de les mettre au lit mais plus tôt vous le ferez, plus ils risquent d’y prendre goût et de vouloir plus tard découvrir ce monde merveilleux par eux-mêmes.

Comment choisir les bonnes histoires ?

Vous êtes bien entendu celui (ou celle) qui connaissez le mieux votre enfant, ses préférences, ses goûts du moment, ses peurs. A vous donc, d’adapter le degré de difficulté du livre que vous lui raconterez. Il est important de choisir un livre qui attirera le regard de l’enfant, qui lui semblera attrayant. On peut préférer un livre coloré, clair, plein de belles images. Veillez aussi à ce que le format du livre convienne à l’âge de l’enfant. Ainsi, si vous y tenez, ne confiez pas un livre en papier à votre fils de 10 mois! Tout d’abord, il pourrait se couper mais aussi littéralement massacrer l’ouvrage. Tous les enfants n’éprouvent pas ce « besoin » de déchirer, de manipuler de manière un peu véhémente les objets mais disons simplement que les livres « papier » ne sont pas à mettre entre toutes les mains et qu’il vaut mieux choisir un livre cartonné pour votre tout-petit. De même, pour ce public si particulier, les images devraient être simples, ne présenter que quelques éléments de sorte que l’enfant comprenne l’ensemble et reconnaisse ce qu’il voit. A partir de deux ans environ – chaque enfant étant néanmoins différent – l’enfant aura davantage l’œil aux détails, il sera capable de découvrir la petite souris cachée derrière l’arbre dans le coin de l’image.
Encore une fois, connaissant votre enfant, demandez-vous, selon le moment de la journée et de son développement, quel type de livre il aura envie de lire avec vous. S’il a une imagination débordante et passe son temps à parler, raconter, optez pour une histoire ou un conte (Le petit chaperon rouge, par exemple). En revanche, si, à 3 ou 4 ans, il vous demande sans cesse le pourquoi du comment et cherche à tout comprendre, ouvrez plutôt avec lui un ouvrage plus descriptif, plus pédagogique.
Quoi que vous choisissiez, il est indispensable – au risque de vous perdre et de perdre l’attention de l’enfant – de lire l’histoire AVANT de la raconter. En effet, on ne peut raconter correctement, donner vie à une histoire sans la connaître, la maîtriser.

Comment raconter une histoire ?

Il est donc très important de maîtriser son sujet. A la manière du jury lors d’un examen, votre p’tit bout ne laissera rien passer. Si vous vous contentez de lire l’histoire et que vous vous cantonnez aux mots écrits, votre récit deviendra très vite ennuyeux. Au contraire, si vous utilisez vos propres mots, vous donnerez vie aux aventures et pourrez adapter votre récit selon les réactions de l’enfant face à vous.
En lisant, vous ne verrez pas les émotions qui passeront sur le visage de votre enfant alors qu’en « racontant » vraiment, vous pourrez broder autour du récit, jouer sur les mots et partager les craintes et les surprises de votre enfant au fur et à mesure de l’histoire. Lorsqu’il semble inquiet quand le loup se glisse dans le lit à la place de la Mère-Grand, profitez-en pour demander à votre enfant ce qu’il ressent et pourquoi il a tendance à anticiper. A-t-il peur pour le Petit Chaperon Rouge ? Se demande-t-il si cette fois aussi le chasseur viendra sauver Mère-Grand et le Petit Chaperon Rouge ? Le fait de ne pas lire mais de raconter l’histoire dans vos propres termes permet également d’utiliser davantage les images, de vous en servir comme support et rendre le récit encore plus vivant.
Pour lui donner vie justement, il faut exploiter l’histoire afin de capter toute l’attention de l’enfant. Même si nous ne sommes pas tous des acteurs nés, nous sommes tous et toutes capables d’oublier notre inhibition, d’oublier un instant que nous sommes des adultes qui se doivent soi-disant de faire bonne figure. Nous pouvons – et devons – jouer l’histoire, s’y fondre afin d’en faire vivre les personnages. Il est donc important de faire des gestes, d’exagérer, d’appuyer sur les mots-clés (en parlant plus fort ou au contraire en chuchotant alors qu’on se rapproche de l’enfant comme pour lui dire un secret). On peut également changer de voix ou utiliser des marionnettes ou d’autres accessoires afin de donner une autre dimension au récit.
Enfin, lorsqu’on raconte une histoire, il est primordial de respecter le rythme de l’enfant, de ne pas aller trop vite (ou trop lentement). Evitez donc de vous lancer dans la lecture si vous attendez un coup de téléphone ou si vous devez partir 5 minutes plus tard. On ne peut pas vraiment prévoir combien de temps cela prendra, selon que l’enfant pose des questions, fait des digressions ou décide de sauter des pages.
Quoi qu’il en soit, les histoires sont bénéfiques au développement de l’enfant et lui permettent d’apprendre, de découvrir certains sentiments comme l’empathie ou la peur. A nous parents de les encourager, de prendre le temps de faire de ces séances de lecture un rendez-vous apprécié, attendu au quotidien et d’en profiter pour aborder avec notre enfant des sujets qui l’interpellent, le préoccupent au moment où il en a besoin. C’est une manière détournée de faire passer un message, de montre à l’enfant que nous le comprenons et prenons à cœur ses besoins et ses désirs.
N’attendez plus, filez à la bibliothèque, choisissez un ou plusieurs livres et lisez, racontez, imaginez, vivez toutes ces merveilleuses histoires qui n’attendent que ça !

Céline Richert

« La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté. »
François Mauriac, Nouveaux mémoires intérieurs, 1965

Numéro 4 - Chacun à sa place !

Être Grands-Parents au 21ème siècle n’est pas toujours une sinécure.

Traditionnellement, plusieurs générations se retrouvaient sous le même toit : Grand-Mère cumulait ménage, cuisine, gardait les petits pendant que le reste de la famille œuvrait aux champs. Le soir voyait tout ce petit monde se retrouver autour de la table puis autour de la cheminée pour la fameuse « veillée », moment de transmission orale par l’histoire familiale, les contes, les anecdotes « d’avant ». Chacun pouvait ainsi « s’asseoir » dans la lignée, trouver ses racines. 
 
Notre mode de vie actuel est bien loin de cette image d’Epinal. Cependant, chacun a plus que jamais besoin de trouver sa place, de se positionner dans l’histoire de sa famille. Un enfant doit savoir d’où il vient pour se construire et devenir un adulte responsable, un citoyen acteur et non sujet. Peu importe la composition de la famille, « classique », monoparentale, recomposée, parents hétéro ou homosexuels, si l’enfant sait se situer par rapport aux autres membres.
Les grands-parents ont un rôle à jouer dans cette transmission de traditions. Ils ont déjà fait une partie de leur « travail » avec leur propre enfant. Mais ce rôle grand-parental perdure auprès des deux générations, avec souvent le désavantage (ou l’avantage?) de la « délocalisation » des différents partenaires. Le temps de la veillée est bien loin! Il faut trouver de nouveaux moyens de transmission, de communication, en dehors des moments de rencontre « physique », inventer des temps d’échange virtuels. Communication implique bien sûr écoute de l’autre. Évitons le fameux « De mon temps… »!
Chacun s’enrichit de l’autre, de l’expérience de l’autre. L’enfant n’est pas une page vierge qui doit s’imprimer de notre propre vécu. Il est lui en pleine construction avec tous les éléments qui gravitent autour de lui. Et cette rentrée qu’il s’apprête à vivre lui apportera encore de nouveaux éléments. 
 
À nous parents, grands-parents, enseignants, amis, de l’aider à en faire une source d’enrichissement.

Sylvie Butscher
(Grand-Mère virtuelle)

15 août 2011

Numéro 3 - Grand-Mère à distance : mode d’emploi

Ëtre grand-mère de 5 petits-enfants, 4 petits-fils et une petite-fille de 12 ans ½ à 1 mois, résidant les uns à 600 km, les autres à 6 000 km de votre domicile, cela se révèle parfois complexe.

Grâce à la « petite tribu », vous sillonnez les routes, vous planez (au sens réel) au-dessus des océans, vous optimisez les forfaits téléphone/Internet.
Le décalage horaire, les horaires et les vacances scolaires ou de garderie, les jours fériés d’un pays à l’autre… n’ont plus de secret pour vous. Cela aide à rester jeune, paraît-il!

Il s’agit aussi, parce que vous êtes une mamie-gâteau (j’assume!), de tenir à jour goûts et souhaits de chacun (revus et corrigés parfois par les parents respectifs), leur taille (ils grandissent vite les petits). Vous croyez l’un accroc à Winnie L’Ourson qu’il en est déjà à Spiderman, le pré-ado passe de moins de 5’ à 5’3’’ en 2 mois… et  vous, envoie des textos phonétiques.
Heureusement qu’il reste de grands classiques : puzzles, jeux de construction (attention cependant aux créations de l’année), livres. Pour les bandes-dessinées, prudence, cela évolue vite et les titres sont souvent incompréhensibles pour les neurones « 3ème âge ».

Ne négligeons cependant pas la frustration que peut ressentir la grand-mère à distance : que d’envies de câliner, de raconter des histoires, de transmettre des traditions (comptines, contes locaux) qu’il faut différer. Téléphone et Internet sont des outils pratiques mais non (encore?) magiques.
Bref, être grand-mère à distance au 21ème siècle demande d’abord une bonne organisation et une faculté de profiter au maximum des moments magiques passés « en vrai » avec les petits-enfants (et leurs parents).
Alors grands-parents, bon courage et gardez le moral!

Qu’en pensent les grands-pères?

Sylvie Butscher